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Le Déluge: de l'Arche de Noé à notre Arche Intérieure.

  • carolinecousineau
  • 3 févr.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 févr.

Le Déluge : de l’Arche de Noé à notre Arche Intérieure

 

Il pleut, il pleut, il pleut.

Sur toute la France, il pleut depuis des jours, voire des semaines. Avec l’impression que ce déluge dure depuis des mois.

Je me promenais ces derniers jours dans le massif de la Sainte Baume et quel que soit le chemin que j’empruntais, l’eau dégoulinait entre les cailloux, ruisselait de partout.

Le sol calcaire semblait ne plus pouvoir absorber cette quantité d’eau inhabituelle dans la région.

Et pourtant, au-delà de la nécessité évidente qu’il pleuve pour limiter un peu la sécheresse, je sentais que ces trombes d’eau partout en France jouaient un rôle bien plus large et intime à la fois.

Je venais de vivre une semaine difficile, faisant suite à une autre semaine difficile qui elle-même semblait être dans la continuité de longs mois éprouvants.

J'étais en conscience bien entendu du biais de perception que j’avais à ce moment-là : tout comme il ne pleuvait pas non-stop depuis des mois, je ne vivais évidemment pas des journées difficiles non-stop depuis des mois.


Ce déluge que je voyais tomber sur moi en marchant, je le ressentais à l’identique à l’intérieur de moi.

Je me sentais noyée, inondée, voire sur le point de couler, passer de la déferlante d’une vague à une autre vague sans avoir le temps de reprendre ma respiration.

Avec toujours, en fond, au plus profond de la noyade, cette envie de comprendre ce qui se jouait en moi et à l’extérieur de moi, de comprendre le sens de ce que nous vivions tous, différemment, à notre manière, plus ou moins en conscience et sous la pluie !


C’est en faisant silence, silence intérieur autant qu’extérieur, que la réponse vint, me fut envoyée.

Je me sentis, comme il m'arrive régulièrement, projetée au milieu de personnes d’une infinie sagesse, regroupées dans un lieu sec voire aride, et dégageant une énergie d’Amour intense, enveloppante, rassurante, indescriptible en réalité.

« Tu dois parler du Déluge, celui de la Bible. Tu dois transmettre le message de ce texte sacré, comme étant un guide, guide intérieur, guide divin, guide personnel, pour celui ou celle qui souhaite avancer vers plus de lumière et de liberté. » 


Me voilà donc à relire les chapitres 6, 7 et 8 de la Genèse avec la sensation d’être accompagnée d'un « traducteur », un être pouvant m’aider à comprendre le sens de ce texte.

 

Le Déluge dans la Bible, en quelques mots très simples, qu’est-ce que c’est ?

Dans la Genèse, c’est le moment où Dieu, trouvant que les Hommes font n’importe quoi sur Terre, décide de tout noyer. Afin de tout recommencer à zéro, il demande à Noé de construire une Arche, dans laquelle il ira se réfugier, avec sa famille, mais également avec des couples de chaque espèce animale.

Lorsque l’eau aura tout détruit sur Terre, puis que tout aura séché, Noé ressortira de l’Arche et entreprendra de repeupler la Terre.

 

Quelle est la symbolique de ce texte ? Que peut-il signifier de ce qui se passe à l’Intérieur de soi ?

 

Quel est le sens de cet humain peuplant la Terre et faisant n’importe quoi ?

La Terre, c’est notre terre intérieure, notre intériorité, notre inconscient. Tout ce qui se joue en nous et que nous ne percevons pas forcément. C’est notre vie intime, riche, parfois douce, parfois violente.

Qui habite cette terre intérieure ? Le personnage que nous nous sommes construit, ce personnage avec un caractère, des qualités et des défauts, des croyances, des jugements, des pensées, des émotions, des sentiments. Ce personnage auquel nous nous identifions par des « je suis comme ci, je suis comme cela…. »

Le texte dit que c’est cette identification qui est une erreur et que, à ce moment de l’histoire, de notre histoire intérieure, nous agissons comme si nous étions le personnage d’une pièce de théâtre alors que nous sommes le comédien qui l’incarne.

Ne sachant plus quoi faire pour ramener l’Homme à la Réalité, le grand metteur en scène de l’Univers, appelé Dieu, décide de mettre fin au spectacle pour ensuite recommencer à zéro avec le même comédien, mais dans une autre histoire.

 

En somme, le Déluge correspond au moment dans la vie de chacun de nous, où il devient nécessaire de changer habitudes, croyances, façons de faire ou de voir les choses en profondeur.

N’étant jusque-là pas capables de le faire par nous-mêmes, en conscience, la vie nous amène des expériences extérieures nous obligeant à tout remettre en question.

Nous sommes alors comme Noé, devant un choix crucial : accepter ou non de laisser mourir des parts de nous, de notre vie intime ou sociale qui parfois nous sont chères, pour revenir à l’essentiel, à savoir l’Arche, notre Arche intérieure.

 

Quelle est la symbolique des couples d’animaux ?

Les animaux correspondent à tout ce qui est instinctif chez nous, réactionnel. Ce qui agit en fonction de notre vécu, de nos blessures, de notre culture, de nos croyances, de notre héritage familial etc….

Annick de Souzenelle disait que l’Homme doit nommer ses animaux intérieurs afin de les connaître, de les apprivoiser, pour qu’ils ne soient plus les maîtres de notre maison interne.

Une colère qui se déclenche sans raison apparente en entendant une phrase à la radio, quelle part de nous souhaite s’exprimer à ce moment-là ?

Quel animal pourrait la représenter ?

Une peur viscérale devant certaines situations, des angoisses inexpliquées, des émotions envahissantes, toutes ces réactions qui dirigent notre vie alors que nous aimerions tant être libres.


Le Déluge est alors là pour nous aider, il vient tuer tous ces animaux en ne gardant qu’un couple (restons bien entendu dans la symbolique…) c’est-à-dire un féminin et un masculin capables de créer d’autres animaux plus sains pour nous, qui seraient nos amis et non plus nos dictateurs. Des animaux qui seraient une force accompagnatrice et non plus des chaînes nous empêchant d’avancer.


Concrètement : quelle part de moi puis-je apprivoiser afin d’avancer avec elle en paix ?

Dieu ne tue pas tous les animaux, il garde toutes les espèces car il ne s’agit pas de se débarrasser de parties de nous qui nous encombrent. C’est un leurre de croire qu’un traumatisme peut ne plus exister, disparaître. Par contre, il est possible de le connaître suffisamment bien pour avancer main dans la main avec lui, dans la paix et même la joie.


 Voilà pourquoi Noé garde un couple de chaque espèce (7 couples pour certaines mais la distinction fera l’objet, comme tant d’autres détails de ce magnifique texte, d’un autre post).

Chaque couple enfantera une nouvelle génération, plus saine.  À l’image d’une partie de soi qui évolue vers plus de paix.


Que dit donc le texte sacré quand tout semble s’effondrer, quand nous avons l’impression de nous noyer ?

Que c’est en se mettant en sécurité à l’intérieur de nous-même, dans le calme et le silence, le temps que tout ce qui en nous doit mourir, meure, que nous pourrons redémarrer sur une terre plus saine, débarrassée de ce qui nous empoisonnait de l’intérieur, en ayant gardé ce qui nous constitue fondamentalement mais en ayant appris, un peu, à faire "avec" et non plus "malgré".

 

Ce texte dit évidemment infiniment plus que ces quelques mots.

Mais à la demande de ceux et celles que je perçois de la plus lointaine des époques, je transmets cette compréhension qui n’a aucune valeur de vérité, en espérant qu’elle sera ce bâton lumineux permettant d’avancer sur un chemin parfois mal éclairé.

 
 
 

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